L'équipe de Rouge revient sur un classique absolu: "Je danse le Mia" du groupe marseillais IAM. Considéré comme le plus grand succès du rap français des années 90, ce titre a marqué toute une génération. Les animateurs rappellent que le nom du groupe a une double signification: "I am" en anglais, mais aussi l'anagramme de "Imperial Asiatic Men", en lien avec leurs influences asiatiques comme le Kung-fu. La chanson est une chronique nostalgique et détaillée des soirées de l'époque, décrivant les codes vestimentaires, les voitures et les concours de danse improvisés. Un véritable voyage dans le temps sur la "planète Marseille".
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**Animateurs**
Le choix de Camille ce matin nous retourne en 1993. Et alors c'est vite vu, c'est le plus gros succès du rap français dans les années nonante, les copains. Oui, IAM. Ils étaient là au Paléo Festival l'an dernier. Il y a un nom qui a plusieurs lectures: "I am" déjà "je suis" en anglais, mais aussi l'anagramme de "Imperial Asiatic Men". Ça renvoie à leur influence notamment du Kung-fu, entre autres, plein d'influences qui viennent d'Asie pour IAM.
"Je danse le Mia", c'est le titre qu'on va écouter. Moi, l'an dernier, je l'ai entendu en festival mais j'ai entendu "Je danse-le" parce que j'étais déjà dans ma voiture pour rentrer, voilà. C'est quatre minutes de bonheur ça. IAM en Classique Rouge.
**IAM - Je danse le Mia**
Au début des années 80, je me souviens des soirées où l'ambiance était chaude et les mecs rentraient. Stan Smith aux pieds, le regard froid. Ils scrutaient la salle, un froid polaire en plein mois d'août. Jean roulé au-dessus du jean, survêtement sur la tête, survêtement Tacchini. Pour les plus classes, des mocassins Nebuloni. Dès qu'ils entraient, c'était "Midnight Star", SOS Band, Delegation ou Shalamar. Tout le monde se levait, des cercles se formaient, des concours de danse un peu partout s'improvisaient. Je te propose un voyage dans le temps, via planète Marseille. Je danse le Mia.
*Refrain*
Je danse le Mia.
Je danse le Mia.
Je danse le Mia.
Je danse le Mia.
Je danse le Mia jusqu'à ce que la soirée vacille. Une bagarre au fond et tout le monde s'éparpille. On râlait que c'était nul, que ça craignait. Le samedi d'après, on revenait tellement qu'on s'emmerdait. J'entends encore le rire des filles qui assistaient au ballet des Renault 12 sur le parking. À l'intérieur, pour elles, c'était moins rose: "Oh cousine, tu danses ou je t'explose?". Voilà comment tout s'aggravait en un quart d'heure. Le frère rappliquait: "Comment tu parles à ma sœur?". "Viens avec moi, on va se filer. Tête à tête, je vais te fumer derrière le cyprès". Et tout s'arrangeait ou se réglait à la danse. L'un disait: "Fils, t'as aucune chance!". Et les filles: "Mes chaussures brillent, hop un tour, je vrille. Je te bousille, tu te rhabilles et moi je danse le Mia".
Comme les voitures, c'était le défi K2000, 173 JM 120 mon petit. Du grand Ailloli à la plus grosse Mont-Viet, une main sur le volant avec la moumoute. Pare-soleil Pioneer sur le pare-brise arrière. Dédé et Valérie écrit en gros sur mon père. La bonne époque où on sortait la 12 sur "Magic Touch", en loup collé la bande rouge à la Starsky et Hutch. J'avais la nuque longue, Éric aussi, Malek, Coco, la Touffe, Palamar, les Pascal étaient rastas, des Afros sur François et Jo. Déjà à la danse, à côté d'eux, personne ne touchait une bille. On dansait le Mia.
*Refrain*
Je danse le Mia.
Je danse le Mia.
Je danse le Mia.
Je danse le Mia.
En direct sur Radio Chacal, en duplex live avec le staff du Flashlight Action Club. C'est tout de suite. 3, 2, 1, DJ! On remercie toutes et tous d'être avec nous ce soir encore. New staff Flashlight Action Club. Nous sommes ensemble ce soir pour une soirée de bonheur musical avec un grand concours de danse. De nombreux super cadeaux pour les heureux gagnants! Il y aura des t-shirts Malboro, des autocollants Pioneer, des caleçons JB en peluche. À la technique, c'est Michel. Le light-jockey, c'est Momo. On monte sur les tables, on lève les bras bien haut. Allez, c'est parti! Je danse le Mia.
Je danse le Mia, pas de pacotille, chemise ouverte, chaîne en or qui brille. Des gestes lents, ils prenaient leur temps pour enchaîner les passes qu'ils avaient élaborées dans leur quartier. C'était vraiment trop beau. Un mec assurait, tout le monde criait: "Ah oui Mia!". La piste s'enflammait et tous les yeux convergeaient. Les différences s'effaçaient et des rires éclataient. Beaucoup disaient que nos soirées étaient sauvages et qu'il fallait entrer avec une batte ou une hache. Foutaises! C'était les ragots des jaloux. Et quoi qu'on en dise, nous, on s'amusait beaucoup. Aujourd'hui encore, on peut entendre des filles dire: "IAM, il y a plus rien, c'est le Mia!".
*Refrain*
Je danse le Mia.
Je danse le Mia.
Je danse le Mia.
Je danse le Mia.
**Animateurs**
Le scratch là sur la fin du morceau, on aime beaucoup! "Je danse le Mia", le Classique Rouge signé IAM sur Rouge. On a kiffé vraiment. Trop trop bon


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