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Guerre du transat: un touriste gagne son procès

Posté par Radio ROUGE
le 18 Mai 2026 07:05

La «guerre du transat» est un phénomène bien connu des vacanciers: des courses effrénées à l'ouverture de la piscine pour réserver sa place, souvent en déposant une serviette la veille au soir. Mais cette pratique peut désormais mener devant les tribunaux. En Grèce, un père de famille allemand, excédé de ne jamais trouver quatre transats libres pour sa famille, a décidé de porter plainte. Après de multiples réclamations sans réponse auprès de la direction de l'hôtel, il a obtenu gain de cause à son retour. La justice allemande a estimé que le service promis n'avait pas été assuré et l'a dédommagé à hauteur de 1000€. Face à ce fléau, certains hôtels et communes commencent à réagir, en retirant les serviettes ou en infligeant des amendes.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

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Ce matin, on parle de la fameuse guerre du transat. Vous allez peut-être la vivre cet été, certaines vidéos ont fait le tour des réseaux sociaux. On y voit des touristes courir à l'ouverture des piscines pour réserver leur transat. Certains n'hésitent pas à déposer leur linge la veille au soir pour être sûrs d'avoir leur précieux sésame le lendemain et, si possible, les meilleurs emplacements: proche de l'eau et proche des bars. J'imagine que vous avez déjà assisté à des scènes comme celle-là, mais est-ce que vous êtes de ceux qui le font?

Moi, je fais partie de la team qui agresse les personnes! Ils ne me comprennent pas dans leur langue, mais je leur dis: «Qu’est-ce que tu fais là avec ton truc?». En plus, il y a la petite satisfaction de la trouver dans l'instant, sa place. Mais encore faut-il la trouver. Justement, si je vous parle de ça ce matin, c'est parce qu'une affaire de transat s'est terminée devant la justice. Les faits remontent à 2024 sur l'île de Kos en Grèce. C'est la presse allemande qui relaie cette histoire en citant le procès-verbal.

Elle nous raconte donc qu'un touriste allemand, père de famille, s'est levé à 6 heures du matin chaque jour de ses vacances pour trouver quatre transats côte à côte pour sa femme et ses deux enfants. Une tâche qui s'est avérée impossible, notamment parce que d'autres clients avaient déjà réservé les fameuses chaises longues en posant leur linge de bain la veille. Il a essayé d'alerter la direction de l'hôtel, mais silence radio. Malgré plusieurs plaintes auprès de la réception, il n'a jamais réussi à réserver le moindre transat. Le plaignant raconte même que ses enfants ont été obligés de s'allonger par terre. Il a donc décidé de porter plainte à son retour et devinez quoi: il vient d'obtenir gain de cause. Le touriste allemand a reçu 1000€ de dommages et intérêts. La justice allemande a estimé que le service promis n'était pas assuré.

Tant mieux, ça devrait être interdit en fait de privatiser les transats avec son linge. On le disait en début de chronique, les vidéos montrant des touristes en train de réserver leur chaise longue circulent de plus en plus sur les réseaux sociaux. Mais ça pourrait changer. Certains complexes hôteliers missionnent désormais du personnel pour enlever systématiquement les serviettes le soir afin de rendre impossible la privatisation des chaises longues. Certaines destinations commencent également à sévir. En 2024 en Espagne, la commune côtière de Calp par exemple avait menacé d'infliger des amendes de 250€ aux vacanciers qui tentaient de réserver des emplacements de plage de bon matin.

Déjà que c'est la guerre à 8 heures dès que ça ouvre, tout le monde va poser son truc. J'ai vu des vidéos sur Instagram, ils sont 500 à courir dans un hôtel. La plupart des hôtels disent, et j'ai déjà eu ça plusieurs fois, vous allez à la réception, vous expliquez le problème et ils répondent: «ils n'ont pas à faire ça, vous enlevez les linges et basta, vous vous mettez à la place». Pas de problème, moi j'entends très bien quand on me dit ça, je les fous par terre.

Moi je n'ai pas ce problème. En bon radin, je ne réserve jamais un hôtel directement sur la plage. Je le prends à 3 kilomètres, c'est beaucoup moins cher

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