Le sujet porte sur les chaussons en plastique mis à disposition dans les hôtels. Si ces accessoires offrent un certain confort, ils posent un réel problème environnemental en raison de leur caractère éphémère et de leurs matériaux. Une enquête révèle que ces chaussons, souvent fabriqués en éthylène-acétate de vinyle, mettent près de mille ans à se décomposer, contaminant ainsi les sols et les eaux sous forme de micro-plastiques. Bien que certains hôteliers privilégient désormais des matériaux durables, cette transition reste marginale. L'article souligne notre responsabilité en tant que clients : nous pouvons choisir de ne pas porter ces chaussons ou de ne pas utiliser le plastique protecteur pour limiter ce gâchis écologique.
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Ce matin, on parle d'un accessoire fourni dans les hôtels. Avec toi, Tom, il est entre le peignoir, le petit kit d'accueil, les Q-tips, le savon. Ce sont les pantoufles.
Oui, les fameux chaussons emballés dans du plastique à votre arrivée pour marquer un certain standing. Effectivement, ce n'est pas tous les hôtels qui proposent ce service. C'est souvent réservé aux établissements assez prestigieux. Ils permettent aux clients d'éviter de marcher à pieds nus sur des moquettes ou alors du sol froid. Et pour des raisons d'hygiène, ces chaussons sont généralement à usage unique, et on peut le comprendre.
Mais le revers de la médaille, c'est l'impact sur la planète qui est désastreux. C'est le Sunday Times qui a mis en lumière le sujet. Selon plusieurs estimations de l'Université des sciences appliquées d'Allemagne, rien qu'aux États-Unis, les hôtels haut de gamme pourraient jeter près de 126 millions de paires de pantoufles par année.
Et le problème, c'est qu'on les jette, ou c'est les matériaux eux-mêmes ?
Les deux, car l'enquête nous montre que les semelles de ces pantoufles à usage unique sont quasiment toutes fabriquées en Chine et faites à partir de ce qu'on appelle l'éthylène-acétate de vinyle. Alors, ça vous parle peut-être pas, mais c'est le matériau qu'on utilise pour fabriquer les tapis de yoga.
Le problème, c'est que ce polymère, avec le temps, il va se désagréger, se transformer en micro voire nanoplastiques. Et donc, une fois réduit à l'état de poussière, ces plastiques vont être absorbés par les plantes, les sols et les eaux. Le journaliste, au cœur de l'enquête, avertit que nos descendants pourraient retrouver des traces de ces pantoufles dans leur nourriture jusqu'au 31e siècle, c'est-à-dire dans 1000 ans.
Et ça, c'est vrai pour les pantoufles, mais c'est aussi vrai pour certaines paires de chaussures. La marque Nike a confirmé que ce matériau pourrait mettre presque 1000 ans à se décomposer, dans une étude sur ses baskets.
C'est ouf, hein ! Mais du coup, c'est quoi les alternatives ? Il y en a ?
Bah, c'est une très bonne question. En réalité, il n'y en a pas beaucoup, Camille, et c'est un peu la conclusion que fait l'étude avec un certain fatalisme. Elle explique que certains groupes hôteliers utilisent de plus en plus de matériaux durables pour faire fabriquer ses chaussons, mais ça reste encore assez marginal. Sinon, l'autre option, elle nous appartient, à nous clients. L'article du Times nous invite à apporter nos chaussons ou alors à ne pas toucher les pantoufles et les laisser dans leur plastique pour qu'elles puissent être réutilisées, et pas par nous.
Merci, Tom. Le fameux, c'était mieux avant prend tout son sens, le métier d'archéologue. Dans 1000 ans, en réalité, ils vont fouiller pendant 3 mois. Mercure Hôtel, qu'est-ce que c'était ce machin ?


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