Le nombre de chiens ne cesse d’augmenter en Suisse, ce qui s’accompagne d’une explosion des cas de morsures. Le canton de Neuchâtel est particulièrement touché, avec une hausse de 50% depuis 2019. La crise sanitaire du Covid-19 est l'une des causes principales de ce phénomène. De nombreuses personnes ont adopté un compagnon pour rompre l’isolement, souvent sans une réelle réflexion.
Ces adoptions impulsives ont conduit à des situations où les besoins de l'animal, comme ceux d'un Husky qui demande beaucoup d'exercice, ne sont pas respectés. Le choix de races inadaptées au mode de vie du propriétaire ou l’acquisition de chiots mal socialisés aggravent la situation. Face à ce problème, certains cantons réintroduisent des cours obligatoires pour les détenteurs de chiens.
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En Suisse, le nombre de chiens est en constante augmentation, et cette tendance n'est pas sans conséquences. La hausse du nombre de canidés s'accompagne d'une explosion des morsures sur l’ensemble du territoire. Le canton de Neuchâtel est particulièrement touché par ce fléau, enregistrant une augmentation de 50% des cas de morsures depuis 2019.
La crise sanitaire a joué un rôle de bascule dans cette évolution. Selon le vétérinaire cantonal neuchâtelois, de nombreuses personnes ont adopté un chien durant les périodes de semi-confinement afin de rompre l'isolement. Le nombre de chiens a ainsi augmenté de 36’000 sur les cinq dernières années. Le problème est que cet achat n'a pas toujours été motivé par les bonnes raisons. Beaucoup de nouveaux propriétaires n'ont pas suffisamment pris en compte les besoins réels de l'animal ni la manière de l'éduquer. Le vétérinaire cite l'exemple de la race Husky, réputée pour son grand besoin de se dépenser en extérieur, dont certains spécimens ont été acquis par des personnes vivant en appartement. Le risque est alors que le chien, frustré, finisse par mordre.
Le choix de la race est également un facteur important. Les études montrent que de plus en plus de propriétaires choisissent des chiens qui ne leur correspondent pas, ou se tournent vers des chiots issus d'élevages étrangers. Ces animaux sont souvent peu sociabilisés, parfois mal éduqués, et ont des difficultés à s'adapter à un nouvel environnement. Face à ces statistiques, les autorités commencent à réagir. Le canton de Neuchâtel a réintroduit les cours pour propriétaires de chiens. Dans le canton de Vaud, bien que la mesure ait été abandonnée en 2017, elle reste en vigueur pour trois races jugées potentiellement dangereuses: les Rottweilers, les American Staff et les American Pitbull Terriers.


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