L’intelligence artificielle est devenue omniprésente dans nos vies professionnelles, bien au-delà des attentes initiales. Aujourd’hui, en Suisse romande, plus de 70% des travailleurs utilisent l’IA au quotidien. Si certains l’utilisent ouvertement, beaucoup préfèrent rester discrets sur cet usage par crainte d’être remplacés ou jugés. Il n’existe pas de cadre légal strict pour encadrer cette technologie en entreprise, ce qui laisse une grande marge de manœuvre. Certaines sociétés choisissent toutefois d'adopter une approche transparente en formant leurs employés à l’IA. En fin de compte, l’IA ne remplacera pas nécessairement les travailleurs, mais ceux qui la maîtrisent pourraient bien prendre l'ascendant sur ceux qui ne l'utilisent pas.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
Lire la transcription complète
Ce matin, Tom, tu vas nous parler d’un outil que tout le monde connaît : l’intelligence artificielle. Elle est entrée dans nos vies de manière fracassante et notre travail n’est pas épargné.
C’est d’ailleurs assez édifiant de voir la vitesse avec laquelle l’IA s’est frayé une place dans nos vies de travailleurs et travailleuses. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Beaucoup pensaient que l’IA serait réservée à des domaines très techniques, mais en réalité, pas du tout. On s’en aperçoit avec les dernières études : cela touche une majorité de personnes au travail. À votre avis, quel est le pourcentage des collaborateurs qui utilisent l’IA à leur travail en Suisse romande ?
Je dirais à peu près 50%. C’est plus que ça. 65% ? C’est plus que ça aussi. 70% ? 72%, oui. Plus de sept travailleurs et travailleuses sur dix utilisent aujourd’hui l’intelligence artificielle en Suisse romande, selon une étude de Callinsite. C’est deux fois plus qu’il y a deux ans. Donc, effectivement, l’IA touche un panel toujours plus large et pour des requêtes tout à fait diverses.
La question, c’est de savoir si on le fait discrètement ou si on assume le fait de l’utiliser au bureau. Et d’après la RTS, cette révolution technologique reste largement invisible : nombreux sont ceux qui n’en parlent pas ouvertement et qui préfèrent garder secret cet outil de productivité. Et pourquoi se cacher ?
Alors, il y a plusieurs raisons. Déjà, ça dépend de l’utilisation qu’on en fait. Si c’est pour effectuer une relecture de mails, par exemple, ou pour corriger des fautes, c’est pas tellement dérangeant, on a plutôt tendance à l’assumer. Par contre, si c’est pour déléguer des tâches, c’est là qu’on observe plus de discrétion de la part des employés qui ont peur d’être remplacés par l’IA ou alors qui ont peur d’être jugés par leurs responsables.
Mais moi, la question que je me pose, c’est : est-ce qu’on a tous le droit d’utiliser l’intelligence artificielle en fait ? C’est une très bonne question. La réponse, c’est : ça dépend. Puisqu’officiellement, il n’y a pas de cadre légal qui encadre l’utilisation de l’IA au travail. Et donc, c’est un peu au bon vouloir de l’entreprise. Par exemple, celles qui sont actives dans des domaines sensibles peuvent l’interdire en invoquant la protection des données. C’est le cas dans le médical, par exemple. Et donc, ce qui explique aussi que certains collaborateurs l’utilisent en cachette.
Par contre, certaines sociétés décident d’adopter une approche différente. C’est le cas de la Fondation Asile des aveugles à Lausanne. Selon la RTS, elle a choisi de former ses employés à l’IA. Une démarche encore assez rare en Suisse romande.
Merci, Tom ! J’ai entendu cette phrase un jour et elle m’avait percuté : ce n’est pas la personne, ce n’est pas l’IA qui va remplacer notre boulot, mais c’est la personne qui l’utilise mieux que nous qui va prendre notre taf. Voilà, dites-nous ce que vous en pensez et si vous l’utilisez au boulot. L’IA au 079 548 3000.


0 commentaires