Face à la saison des feux qui approche, le Portugal innove en utilisant des chèvres pour lutter contre les incendies. Cette méthode consiste à créer des clairières dans les forêts afin de limiter la propagation du feu. Le pays déploie une initiative gouvernementale pour financer des bergers et leurs troupeaux, transformant ainsi les chèvres en véritables gardiennes de la forêt. La Suisse utilise également des techniques similaires d'éclaircissage pour prévenir les feux.
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Camille : Claire, net, précis. Alors Tom, il faut que tu nous parles de quelque chose : les chèvres pour lutter contre les incendies au Portugal, il faut que tu nous en dises plus.
Tom : Parce que l'été approche, les extincteurs, les camions, les canadairs, et les chèvres, je connais pas. C'est une autre technique, justement, parce que l'été approche, même si on s'en rend pas encore vraiment compte pour l'instant, en tout cas, on s'y dirige. D'ailleurs, la ville de Lausanne a déclenché hier son plan canicule, qui sera en vigueur jusqu'au 15 septembre. Et donc, qui dit chaleur, dit canicule, risque d'incendie accru, et c'est là qu'interviennent nos chèvres, Vincent. Des chèvres qui sont bien réelles et qui sont déployées dans des zones à risque au Portugal, par exemple. Et c'est un sujet qui est pris très au sérieux dans le sud de l'Europe. On se rappelle que l'été passé, les incendies avaient brûlé des milliers d'hectares de végétation, en Espagne et au Portugal notamment. Et donc, pour anticiper la saison sèche, le Portugal teste depuis plusieurs années de déployer des troupeaux de chèvres dans les forêts du pays.
Camille : Je les vois bien arriver en pompier ! Pa pa pa pa pa !
Tom : Mais du coup, elles broutent, elles broutent les les pâturages, c'est ça ?
Camille : Oui, mais finalement, tu n'es pas si loin de la vérité, exactement, afin de casser la continuité végétale. En gros, créer des espaces sans végétation, ça permet de limiter les dégâts si un incendie se déclare, ce qui risque malheureusement de se produire encore cet été. Et bien, le feu ne pourra pas se répandre aussi facilement à d'autres forêts si ces dernières sont justement séparées par des zones désertiques.
Camille : Ah oui, donc c'est des coupes-feu naturels, en fait.
Tom : Exactement, Camille. Un berger situé dans le centre du Portugal raconte avoir acheté douze chèvres au départ pour éclaircir ses prairies. Il en compte aujourd'hui plus de cent-dix-huit. Et c'est aussi grâce à un programme lancé par le gouvernement, un programme intitulé "chèvres sapeurs". Donc, tu vois, Vincent, tu n'étais pas loin de ça avec les chefs pompiers. Concrètement, l'État subventionne cinquante bergers du pays qui détiennent près de onze mille chèvres et qui sont un peu les gardiennes des forêts. Alors, en Suisse, on utilise aussi cette technique d'éclaircissage des forêts pour limiter la propagation des feux. Alors pas forcément avec des chèvres, c'est souvent des humains qui s'emploient à enlever des arbres et une partie du bois mort des forêts pour créer ces fameuses barrières protectrices, et parfois même...


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