À Lugano, la Phonothèque nationale suisse préserve près de 650 000 supports sonores, des vinyles aux bandes magnétiques, en passant par les cassettes et les CD. Pour restaurer les documents les plus fragiles, ses spécialistes utilisent des procédés étonnants. Les bandes froissées sont chauffées avec précaution afin d’être remises à plat. Les vinyles trop endommagés pour être lus sont photographiés en très haute résolution. Un ordinateur peut ensuite reconstruire le son à partir des sillons. Jusqu’à 25 000 nouveaux documents rejoignent les archives chaque année, pour préserver une part de l’histoire sonore suisse.

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Un petit shoot de bonne humeur avec les hits que l'on aime. La bonne nouvelle du jour nous emmène en Suisse. Quand un vieux disque est complètement fichu, on ne le jette pas: on le prend en photo. À Lugano, la Phonothèque nationale suisse, véritable mémoire sonore du pays, conserve environ 650 000 supports: des vinyles, des cassettes, des bandes magnétiques, des CD, mais aussi des interviews, des discours et de la musique. Pour sauver les documents les plus abîmés, les spécialistes utilisent des méthodes étonnantes. Une vieille bande magnétique froissée est chauffée délicatement pour être remise à plat. En clair, les bandes audio sont repassées. Pour les vinyles tellement endommagés qu’ils sont presque illisibles, une machine unique photographie les sillons en très haute résolution. Un ordinateur reconstruit ensuite le son à partir de l’image. Chaque année, jusqu’à 25 000 nouveaux documents sonores rejoignent les archives. Grâce à ces techniques, des voix, des chansons et des morceaux de l’histoire suisse qui auraient pu disparaître peuvent continuer à être entendus. En Suisse, même les vieux vinyles ont droit à une seconde vie.


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