À l'occasion du festival Balelec, l'artiste lausannoise Lili Gask s'est confiée au micro de Rouge avant son concert sur la scène Squad. Connue pour sa pop énergique, sans filtre et pleine d'attitude, elle qualifie elle-même sa musique de «culottée». Inspirée par des artistes comme Lily Allen, elle est tombée dans la musique très jeune, notamment grâce au karaoké en voiture avec ses parents. Avec audace, elle avait autrefois contacté les Docks pour assurer la première partie de Videoclub, le groupe d'Adèle Castillon, une initiative qui a fonctionné. Lili Gask aborde aussi son engagement, dénonçant le manque de communication dans la société.
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Préparez-vous à prendre une claque sonore! Ce soir à 23h45 sur la scène Squad de Balelec, il y a une artiste lausannoise qui ne vient pas pour faire de la figuration, ça c'est clair. Pop, attitude et zéro filtre, on est avec Lili Gask. Bonjour Lili!
- Salut!
Lili Gask, on est très content de t'accueillir ici dans la zone VIP du festival Balelec. Alors, tu es tombée dans la musique gamine en faisant du karaoké en voiture avec tes parents?
- Grave. Il fallait passer le temps comme on pouvait.
Quels sont les artistes qui t'ont donné envie de chanter, alors?
- Lily Allen, clairement. Peut-être parce qu'on a le même prénom à la base et qu'il y avait un peu un ego trip, mais elle avait cette facilité à parler de plein de choses auxquelles on n'accède pas forcément quand on est gamine, et notamment la sexualité. Et voilà, elle m'a vraiment touchée.
Pour celles et ceux qui te découvriraient peut-être aujourd'hui, comment tu décrirais ta musique?
- Culottée. Je crois que c'est ça que je dirais, c'est culotté.
- Comme ton t-shirt aujourd'hui?
- Exactement, comme mon t-shirt!
On peut te laisser dire ce qui est marqué dessus? Comme ça au moins on ne me dira pas que j'ai dit un gros mot.
- Tout à fait. C'est écrit «connasse». C'est un cadeau d'anniversaire, c'était ton anniversaire.
- Oui, mardi, et mes collègues m'ont offert ce magnifique t-shirt «connasse».
- Eh bien bon anniversaire en retard!
- C'est gentil, je le prends!
Alors, tu as un lien avec une artiste qu'on recevra d'ailleurs à 18h30, Adèle Castillon, parce qu'en 2012, tu avais écrit aux Docks à Lausanne en leur disant que tu voulais faire la première partie de Videoclub. C'était culotté quand même.
- C'était grave culotté, surtout que je n'avais pas fait tant de scènes que ça.
- Et ça a marché.
- Ça a marché! Et c'est après que tu as fait le programme Proxima?
- Oui, tout à fait! Et c'était trop bien. Puis après je suis devenue même barmaid aux Docks et donc j'ai servi des bières là-bas. C'est devenu ma maison.
On parle beaucoup de ton énergie, de ta colère assumée. C'est quoi qui t'énerve le plus aujourd'hui que tu as envie de balancer en musique?
- Oh là là, il y a tellement de choses. Je pense, le fait qu'on a arrêté de se parler et de s'écouter, c'est ce qui m'énerve le plus. Je crois vraiment qu'il y a une problématique de fond, c'est qu'on ne se parle jamais pour de vrai. C'est un manque de communication. Tellement, c'est n'importe quoi! Je fais du social et je vois, la communication c'est un problème international. Rien ne va plus.
Balelec, c'est un public étudiant, ultra chaud, ultra vivant. Tu viens leur donner quoi ce soir sur scène: une fête ou une claque?
- Les deux, on peut? Une claque fête! C'est ton premier Balelec, j'imagine que tu es super contente.
- Je suis trop heureuse, vraiment. C'est trop un honneur d'être là.
Si je te demandais de te décrire en trois mots, sans réfléchir?
- Intense, chiante parfois. Voilà, intense, chiante parfois.
C'est important pour toi de faire des scènes comme à Balelec et de retrouver ton public?
- Grave, j'aime trop la scène. C'est ça qui m'a donné envie de faire de la musique le plus, en fait. J'ai eu la chance, petite, d'aller voir plein de concerts et j'ai un souvenir de la foule… Je crois que c'est le moment où on communique le mieux entre nous, d'ailleurs, parce qu'on est focus sur un même individu ou plusieurs individus, qui ont un message qui nous touche. Il y a quelque chose de beau là-dedans, dans ces rassemblements. Moi, ça me bouleverse.
On te retrouvera donc ce soir à 23h45 sur la scène Squad de Balelec. Préparez-vous, ça risque de faire du bruit. On sera là évidemment pour te soutenir. Et demain, tu es en concert ailleurs?
- Oui, demain je suis à Neuchâtel à la Case à Chocs. Je n'ai pas le droit de vous dire ce qui se passe parce qu'en fait c'est secret, mais je crois que je vous ai déjà dit un peu, donc trop tard


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