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Les coulisses digitales du festival Balelec

Posté par Radio ROUGE
le 1 Mai 2026 17:05

En direct de la 44e édition du festival Balelec, nous recevons Antonin Duval, le web designer qui orchestre toute l’expérience digitale de l’événement. Il nous explique son rôle, qui commence bien avant l’ouverture des portes: créer un site internet en accord avec la direction artistique et gérer le système complexe de billetterie par contingents. L’application mobile est également au cœur de l’expérience, offrant un plan interactif et une timeline personnalisable pour les festivaliers. Le plus grand défi? Assurer une performance efficace pour les 15’000 utilisateurs connectés. Entre la gestion des bases de données et quelques moments de panique mémorables, comme un bug ayant affiché 300 gagnants au lieu de trois, Antonin nous fait découvrir un métier de l’ombre essentiel.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

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Nous sommes très contents, comme chaque année avec Rouge, partenaire de Balelec, de se retrouver ici pour la 44e édition du festival. L’événement va accueillir tout à l'heure 15’000 festivaliers. Balelec, ce n'est pas que la scène, c'est aussi tout ce qui se passe derrière, devant et sur les écrans: billets, site, infos en temps réel. On est justement avec la personne qui gère toute cette expérience digitale, le web designer Antonin Duval.

Avant même d'arriver au festival, tout commence évidemment en ligne. Mon rôle dans un premier temps est de développer le site internet. La grande mission est d'inclure la direction artistique de l'édition, donc d’intégrer les couleurs et le graphisme, et de faire en sorte que le site internet présente tous les artistes dès qu'ils sont dévoilés. Ensuite, il faut préparer le module billetterie pour pouvoir accueillir tous nos festivaliers qui veulent acheter un billet.

La billetterie fonctionne par phases. Dans un premier temps, nous ouvrons un premier contingent de billets. Une fois que ce contingent est épuisé, on en ouvre un deuxième avec une tarification différente. Quand tous nos billets sont "sold out", on passe à la remise en vente des billets achetés par des festivaliers qui le souhaitent, ce qui permet l'achat de billets d'occasion. Aujourd'hui, on peut le dire, c'est sold out. Il n'y a plus moyen d'avoir des billets, sauf peut-être à la revente si vous avez de la chance, car ils se font rares.

En plus du site, l'application mobile est très importante. Elle est vraiment spécialisée sur l'expérience festivalière. On y trouve le plan interactif pour retrouver toute la programmation des scènes, les menus des bars. Ça permet aussi de partager sa position en live avec d'autres festivaliers pour se repérer, et également de créer sa propre timeline en "likant" des artistes pour savoir à quelle heure et sur quelle scène il faut aller les voir.

Le plus gros défi sur un événement comme Balelec, c'est d'accueillir nos 15’000 festivaliers en parallèle et de proposer une application efficace et épurée. L'efficacité est vraiment le plus important pour l'application. Le travail qui prend le plus de temps et qui ne se voit pas forcément, c'est de gérer toutes les données de ces 15’000 festivaliers. Par exemple, cette année nous avons mis en place un jeu-concours. Il était très important d'être capable de notifier les participants et de gérer les bases de données pour assurer un jeu équitable.

J'ai déjà vécu deux moments de panique. Un pendant la billetterie, où on a eu un gros crash au niveau du module de paiement. L'autre, c'était à l'ouverture du premier jeu-concours, où un bug de masse a affiché 300 gagnants alors qu'il n'en fallait que trois. Les 300 participants ont vu qu'ils avaient gagné! Heureusement, le programme a bien choisi les trois vrais gagnants au final.

Pour l'avenir, nous souhaitons implémenter de plus en plus de fonctionnalités pour l'expérience festivalière. Je pense par exemple au partage de contenus, comme des photos et des vidéos, que les festivaliers pourraient publier et que nous pourrions ensuite réutiliser sur nos médias. Il y a aussi beaucoup à faire en collaboration avec nos partenaires, comme la presse, pour mieux les inclure dans l'écosystème digital.

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