Dans cet entretien exclusif, Stéphane se confie sur son rapport à la Suisse. Si elle reconnaît que le public helvétique est parfois plus réservé, elle souligne que cette retenue fait partie intégrante de la culture locale. Interrogée sur ses préférences, l'artiste évoque avec enthousiasme le restaurant Au Vieux Carouge, qu'elle affectionne pour sa fondue exceptionnelle et son atmosphère unique. La chanteuse aborde également son sentiment d'appartenance entre la Suisse et la France, tout en avouant ne pas avoir beaucoup de regrets sur son parcours. Elle conclut cet échange avec légèreté sur l'importance de la gentillesse dans la vie, avant de rejoindre la scène.
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Stéphane est de retour sur la scène de la Red Session. Ça va toujours ? Ça va toujours, à domicile. Tu es Genevoise, tu fais une belle carrière en France et ailleurs, mais finalement, qu'est-ce qui te manque le plus de la Suisse quand tu passes beaucoup de temps à l'étranger ? Je pense que c'est la nature. On a la chance d'avoir accès très vite à la nature, pas loin du tout de la ville, parce que ce sont de toutes petites villes. J'ai envie de dire donc je pense que c'est la nature, ouais. Tu as maintenant l'habitude de jouer devant des publics très différents. Est-ce que tu trouves que le public suisse est plus réservé que le public français ou c'est juste une légende ? Ah, je ne sais pas mentir. Donc, c'est vrai qu'on est un peu plus réservé, mais c'est dans notre nature. C'est la culture, en fait, qui est comme ça. Mais les Suisses savent aussi se lâcher. On va l'échauffer ce soir. Petite question piège : si tu devais faire découvrir la Suisse à une grande star internationale qui n'a jamais mis les pieds ici, tu l'emmènerais où en premier ? Attention, interdiction de répondre uniquement chez un chocolatier. Non, j'allais dire Au Vieux Carouge, qui est un restaurant de fondue exceptionnel. Évidemment, la fondue suisse, direct quoi. Et Carouge, c'est vrai que c'est un joli petit village, en fait. J'adore, c'est vrai qu'il y a ce petit côté italien qui a beaucoup de charme et que j'aime beaucoup. Tu parles de Carouge, justement, ce soir tu chantes à Lausanne, toi tu viens de Genève, alors attention, question très délicate. Est-ce que Lausanne, qu'est-ce que Lausanne a que Genève n'a pas ? Attention, on est en direct sur Rouge. Je dirais un peu plus de jeunesse. J'ai l'impression qu'à Lausanne, c'est plus jeune. On sent qu'il y a plus de je ne sais pas, il y a un truc plus fête que Genève, on va dire. Il y a peut-être plus d'étudiants, je ne sais pas. Bon, une dernière question, si tu pouvais effacer une seule grosse honte de ta vie sur scène ou ailleurs, il y a quelque chose qui te vient en tête comme ça ? Que je devrais effacer quoi, pardon ? Une honte, un moment qui t'est arrivé. Il y en a tellement, je ne saurais choisir. Mais je pense que non, il faut je n'ai pas beaucoup de regrets, je pense qu'il faut assumer tout ce qu'on fait. Et puis, sur scène, justement, ce que j'aime bien en live, ça m'est arrivé de tomber une fois, par exemple, et c'est pas grave en fait, ça fait partie du show. Tu as fait une shme, comme on dit. Ouais, exact. Alors, je n'ai pas sauté, moi, je suis tombé en reculant, mais voilà, ça arrive avec la guitare comme ça. Juste avant de te laisser aller en coulisse et te retrouver tout à l'heure pour la Red Session, c'est la Journée mondiale de la gentillesse aujourd'hui. Est-ce que tu te considères comme gentille ? Il faut demander à mon producteur, mon manager, je ne sais pas, je suis gentille. Est-ce qu'elle est gentille, Stéphane ? Très gentille. Bah, voilà, on essaye, il faut être gentil dans la vie. C'est les gentils qui gagneront. Stéphane, un titre incontournable qui fait partie de ta vie, ma chérie. On va l'écouter maintenant, avant de la retrouver, j'imagine, sur scène tout à l'heure, cette chanson. Évidemment, incontournable. De quelle couleur est ta radio, Stéphane ? Elle est rouge. À tout à l'heure. À toute.


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