À seulement 17 ans, Liam vient d'être sacré champion suisse de breaking. La victoire a eu lieu à Lausanne lors du Red Bull BC One Cypher Switzerland 2026. Le jeune Neuchâtelois, qui pratique cette danse exigeante et artistique depuis l’âge de six ans, a ressenti un immense soulagement en remportant ce titre.
Conciliant sa passion avec le lycée, il s’entraîne environ huit heures par semaine. Ce sacre lui ouvre désormais les portes de la finale mondiale à Toronto en novembre prochain. Sans se mettre la pression, Liam espère surtout bien se représenter et montrer son art sur la scène internationale. Son objectif est de se faire un nom dans le milieu et, peut-être un jour, de participer aux Jeux Olympiques.
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On va parler de breaking cet après-midi, ce style de danse développé à New York dans les années septante. Mon invité s'appelle Liam, il a 17 ans et il vient d'être sacré champion suisse de breaking à Lausanne lors du Red Bull BC One Cypher Switzerland 2024. Clairement, il a retourné le dancefloor. Bonjour Liam.
Merci d'être là. Alors Liam, tu es déjà champion suisse à 17 ans, c'est quoi la première pensée que tu as eue quand tu as gagné?
La première pensée, c'était: «enfin, c'est fait». Je peux enfin penser à autre chose durant ces prochains mois et pouvoir me concentrer sur la finale après quelques mois de pause, on va dire.
Le breaking, c'est hyper physique mais aussi artistique. Tu as commencé à quel âge?
J'ai commencé vers six ou sept ans. Ça fait une dizaine d'années que je suis maintenant à l'école Groove Académie et que mes coachs Arthur Libanio et Paulo Silva me suivent.
Tu t'entraînes combien d'heures par semaine?
Je m'entraîne environ huit heures par semaine. Ça dépend comment ça se passe avec le lycée et ça dépend aussi des compétitions que j'ai. Je n'aime pas trop m'entraîner le jour avant les compétitions, par exemple. Du coup, ça varie.
Effectivement, tu es encore à l'école. C'est ta deuxième participation seulement. Tu t'attendais à aller jusqu'au titre?
Je stressais beaucoup pour cette compétition. Ce stress a créé une confiance en moi qui m'a justement permis d'aller gagner, de ne pas me poser la question si je m'y attends ou pas, mais justement de tout faire pour gagner.
Alors maintenant, direction l'international, objectif Toronto pour la finale mondiale qui aura lieu le 29 novembre. Ça change quoi dans ta tête?
Pour moi, c'est surtout une occasion de mettre un nom sur la compétition mondiale, de ne pas seulement faire partie des plus jeunes ou des adultes. Quand les B-Boys, donc les breakers du monde entier, entendront le nom Liam, peut-être qu'ils penseront à moi.
C'est quoi aujourd'hui ta plus grosse pression quand tu penses à la finale?
Je n'ai pas forcément beaucoup d'attentes. Je n'attends pas à gagner la finale ou à me qualifier, parce qu'en fait je vais faire une qualification là-bas. Je ne m'attends pas à être sur la grande scène. Ce que je veux, c'est vraiment pouvoir bien me représenter et pouvoir montrer au monde ce que je vaux, mon style, mon art et tout ça.
Le breaking était présent pour la première fois aux derniers Jeux Olympiques à Paris. Malheureusement, la discipline n'a pas été retenue pour les prochains jeux à Los Angeles en 2028. Les Jeux Olympiques de breakdance, c'est quelque chose que tu aimerais faire?
Oui, si c'est possible d'avoir, je crois que c'est en Australie après les États-Unis. Si c'est possible d'avoir une place en Australie et de pouvoir se qualifier, ce serait un immense honneur, c'est quand même les Jeux Olympiques. Pour moi, ce n'est pas nécessaire pour le breaking d'avoir des Jeux Olympiques, c'est quand même un art, quelque chose qui est très en dessous de la scène. Mais les Jeux Olympiques peuvent que mettre en valeur et permettre aux breakers de vivre de cet art.
Merci en tout cas Liam. On rappelle, tu as 17 ans, tu viens de Neuchâtel, tu es champion suisse de breaking et clairement, on n'a pas fini d'entendre parler de toi. Peut-être notre futur champion du monde, on croise les doigts. Une pensée également à la B-Girl Jin qui a été élue à tes côtés championne suisse. C'était il y a quelques jours à Lausanne. Merci à toi et à très bientôt.


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